Chez Chanel, c'est la ferme des célébrités, un Prince, si rare de sa présence, en promotion de son nouvel album et une Lily Allen (à partir de 1:00)émergeant en plein milieu du foin chantant à hue à dia avec un groupe et deux mannequins, heureuses de faire les ch½urs. Autour ? Un défilé Chanel, au Grand Palais, une ferme en bois sur pilotis, un hangar à paille d'où émergent les mannequins. Cette saison, les poules de luxe Chanel sont des Cocottes pleines d'un humour cocardier, une robe rouge et bleu revendique son étendard made in France au milieu d'une ribambelle de tailleurs Chanel revisités par une taille haute et une jupe surélevée - hit de la saison. Alors qu'un tube de KLF et de Primal Scream animent cette jolie basse-cour, Lagerfeld a choisi de rafraîchir Chanel par des teintes crèmes, beiges, jouant sur l'une des couleurs fétiches de Mademoiselle. Toutes les robes ont cette hauteur qui élève la taille et rehausse la silhouette, elle-même soutenue par des sabots à haut talons et cloutés. Transparences, voiles de mousseline et fronces, quelques dorures, l'establishment Chanel retrouve une ligne plus claire, une allure définie par ce mot d'esprit entendu dans la foule : « être la mode, ça vous met sur la paille !». Un défilé aussi déluré que rafraîchissant. Une énième tentative de rajeunissement de la marque qui n'en finit de s'actualiser face à son époque. L'effet Benjamin Button ?
